Le 12 septembre 2023.
Le 9 septembre 2023, au lendemain du procès ajourné des 9 militants anti-bassines et devant reprendre le 28 novembre prochain, une poignée de manifestants s’étaient donné rendez-vous pour une promenade en voiture et à vélo autour de Niort et le long du Mignon asséché. Cette déambulation appelé méga-bassines tour » les a amenés sur deux sites de bassines, à Priaires où un chantier vient de démarrer, et à Mauzé-sur-le-Mignon où une bassine est déjà en fonction.

Lors de ces deux visites de sites, des dégradations ont pu être relevées. Selon la coopérative de l’eau, un compteur d’eau a été détérioré à Mauzé-sur-le-Mignon, ainsi que des chutes et des détériorations de barrières à Priaires. Des plaintes ont été déposées.
Les militants, quant à eux, expliquent leurs visites sur ces sites et décrivent ces faits ainsi :
« Après le passage en force du gouvernement et de la coop de l’eau, le mouvement avait annoncé devant l’agence de l’eau qu’il devrait mettre en oeuvre le moratoire lui-même. Il a commencé dès ce matin.«
- Pour le site de Priaires, « Une barricade sur l’unique route menant au chantier a été érigée avec des roundballers et tas de bois, pour entraver la circulation des machines. 200 personnes ont ensuite fait le tour du chantier, lourdement gardé par des gendarmes fièrement dressés sur des tractopelles. De premières grilles ont alors chuté, annonciatrice des mobilisations à venir si le chantier devait se maintenir et petit geste de soin collectif après les grenades de Sainte-soline. »
- pour le site de Mauzé-sur-le-Mignon, « la bassine a été remplie cet hiver en puisant dans la nappe, alors que nous traversions une sécheresse hivernale historique et que 80% des nappes étaient à un niveau bas ou très bas au 1er mars 2023. Elle a aujourd’hui l’apparence d’une prison de haute sécurité en plein désert agro-intensif avec ses 3 rangées successives de barrière, ses rouleaux de barbelé à lame, ses caméras en tout genre et les rondes de gendarmes qui viennent la surveiller tous les quart d’heure. Sa construction puis sa sécurisation h24 ont fait monter d’un gros cran le coût des bassines pour les irrigants. Pourront-ils tenir ce niveau de militarisation pour les prochaines ? «
Pour eux « Il s’agissait aujourd’hui d’un constat en forme d’avertissement, de repérage et de premiers gestes qui en annoncent d’autres. Il est grand temps que cessent les bassines !«




Photos fournies par les Soulèvements de la Terre via leur page X
Marjorie Andrès.
