Les Cyanobactéries Leurs Formations Et Les Risques Associés

le 22 août 2023.

Les cyanobactéries sont des micro-organismes (autrefois appelés microbes) qui colonisent de plus en plus nos plans et cours d’eau. Présentes sur notre planète depuis des milliards d’années, elles se développent aussi bien dans les eaux douces que dans les eaux salées, les plantes ou le sable. Leur présence se remarque souvent par l’accumulation de cyanobactéries en surface et entraîne un changement de couleur des eaux, qui prennent une apparence verte, rouge ou encore brunâtre. Une odeur nauséabonde peut également être signalée.

Les deux groupes présents en milieu aquatique sont :

  • Les cyanobactéries planctoniques, possédant des vésicules gazeuses à l’intérieur même de leurs cellules, sont en suspension et flottent dans des colonnes d’eau. Elles se forment essentiellement dans des eaux stagnantes telles que les plans d’eau et les rivières très lentes où des niveaux excessifs de nutriments sont relevés.
  • Les cyanobactéries benthiques préfèrent, elles, le fond des cours d’eau courants peu profonds comme les rivières, parfois les fleuves lorsque leur niveau est au plus bas, de préférence moins d’un mètre, et se développent sur les pierres, les galets, le sable ou tout autre sédiment présent sous la forme de plaques, aussi appelées biofilms, mais peuvent également apparaître à la surface des plantes aquatiques. Au cours de leur croissance, il arrive qu’elles se décrochent et soient visibles en surface le long des berges.

Présentes de mai à octobre en métropole, et aussi observées dans de rares cas en hiver, leur existence est constatée toute l’année dans les Dom-Tom. Elles ont besoin pour croître de chaleur, de nutriments, ainsi que de lumière. Parmi les nutriments nécessaires à leur épanouissement, on trouve le phosphore et l’azote, comme pour tout autre végétal. L’apport de ces nutriments a comme origine possible le compost, les rejets et les boues des eaux usées selon leurs niveaux de traitements préalables, les engrais étendus au sol, les effluents d’élevage.

À cause des cyanotoxines qu’elles peuvent produire, des cas d’intoxications animales, chez le chien en particulier, et plus rarement chez l’homme, ont pu être constatés. Ces contaminations chez l’homme ont été relevées lors d’éventuelles inhalations et/ou ingestions fortuites, ainsi que lors de contacts directs avec l’épiderme lors d’activités nautiques et aquatiques telles que la baignade, le canoë et le paddle. La consommation de végétaux infectés par irrigation ou de poissons provenant de cours d’eau contaminés est également une source connue de contamination. Les symptômes identifiés incluent des troubles gastro-intestinaux, hépatiques, neurologiques avec apparition de fourmillements, de paralysies et de tremblements, ainsi que l’apparition de fièvre et d’irritations cutanées. Leur survenue peut être de quelques minutes à plusieurs heures. Chez le chien, la contamination est beaucoup plus grave et peut entraîner très rapidement la mort de l’animal, il est donc préférable de les garder en laisse et d’éviter tous contacts possibles avec les cyanotoxines au moindre doute de leur présence dans les lieux de promenades. Évitez donc les baignades, l’ingestion d’eau et même de leur lancer des galets ou autres pierres qui peuvent être porteuses de biofilms. En cas d’apparition des symptômes suivants : tremblements des pattes arrières, perte d’équilibre, état anxieux, nausées et vomissements, yeux globuleux, bave… Ramassez, si possible, les vomissures pour analyse et emmenez votre chien de toute urgence chez le vétérinaire le plus proche.

Marjorie Andrès.

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